Suite diagnostic Amiante
| L’amiante | |
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L’amiante est une roche extraite des mines et broyée en fibres pour les besoins de l’industrie et du bâtiment. Cette roche de la famille des silicates se distingue selon deux groupes :
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| Ces fibres ont été largement employées dans le bâtiment en raison non seulement de leur intérêt économique mais aussi de leurs caractéristiques techniques intéressantes : résistance mécanique, thermique et haute tenue au feu. De ce fait, ont été mis sur le marché de nombreux matériaux contenant de l’amiante. Parmi les matériaux utilisés dans le bâtiment, on peut citer : | ![]() |
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| Les dalles de faux plafonds, les dalles de revêtement de sol, les tresses, les joints, … |
| Les dangers de l’amiante | |
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Le début du 20ème siècle a vu les premières observations scientifiques d’une maladie due à l’amiante. En 1945, un tableau de maladie professionnelle de la Sécurité Sociale, puis le C.I.R.C. (Centre International de Recherches sur le Cancer) en 1975, et enfin, l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) en 1977, ont classé l’amiante dans la catégorie des agents cancérigènes pour l’homme.
Les fibres d’amiante présentent un risque pour la santé lorsque leurs poussières sont inhalées. Ce risque augmente d’autant plus que l’exposition aux fibres d’amiante est élevée, précoce et durable.
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Les maladies provoquées par l’amiante affectent les voies respiratoires et ont des niveaux de gravité variable. Ces pathologies peuvent être tumorales ou non tumorales ; elles touchent essentiellement le poumon et la plèvre : |
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La difficulté de diagnostic de ces maladies réside dans le fait qu’elles ont une période de latence très longue. Celle-ci peut aller de quelques mois pour l’abestose à quelques années pour les plaques pleurales. Le temps de latence du cancer broncho-pulmonaire entre l’exposition et la survenue de la maladie est de 10 à 25 ans. Quant au mésothéliome, un délai de 20 à 40 ans sépare le plus souvent l’exposition initiale à l’amiante du début des troubles respiratoires.
Selon un rapport de l’INSERM, les sources de contamination humaine dépendent des différentes expositions à l’amiante ; celles-ci sont de 4 types
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| Le Cadre réglementaire | |
Pour assurer la protection tant des travailleurs que de la population, le décret du 24 décembre 1996 a interdit la fabrication, l’utilisation et la commercialisation de l’amiante sous quelque forme que ce soit (fibres libres et fibres liées). Par ailleurs, deux décrets datés du 7 février 1996 ont été pris :
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De plus, un arrêté complémentaire a été pris le 2 janvier 2002 qui précise la méthodologie et le programme de repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante avant la démolition d’un immeuble. Le repérage avant démolition porte sur les produits et matériaux incorporés ou faisant indissociablement corps avec l’immeuble et mentionnés en annexe 1 de l’arrêté du 2 janvier 2002. Le Code de la Santé Publique Les immeubles destinés à la vente dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 doivent faire l’objet d’un repérage des matériaux contenant de l’amiante ; le constat doit être présenté lors de la signature de la promesse ou du compromis de vente. Ce repérage consiste d’une part en un diagnostic des flocages, calorifugeages et faux plafonds et d’autre part en un repérage étendu des matériaux contenant de l’amiante selon l’annexe 13-9 du Code de la Santé Publique. Ce repérage est réalisé sur la base d’une inspection visuelle des locaux et de sondages non destructifs des produits ou matériaux. L’annexe 13-9 classe les matériaux à repérer selon 4 types de composant de la construction :
A la suite de ses investigations, le technicien conclut à la présence ou à l’absence d’amiante dans les produits ou matériaux. Ainsi, en cas de doute, il procède à un prélèvement d’échantillon qu’il fera analyser par un laboratoire agréé. En cas de présence d’amiante dans des flocages, calorifugeages ou faux plafonds, l’état de conservation de ces produits est précisé selon les grilles d’évaluation réglementaires définies en annexe de l’arrêté du 7 février 1996. Ces grilles tiennent compte de quatre critères : l’état de surface et de dégradation, de la protection physique du matériau, de son exposition aux chocs et vibrations et des différents degrés d’exposition du produit aux circulations d’air. De cette qualification des risques due à la présence d’amiante, le rapport des investigations précise les obligations qui incombent aux propriétaires des locaux ; celles-ci peuvent être de plusieurs niveaux :
De plus, les immeubles, à l’exception des immeubles d’habitation à un seul logement et les parties privatives des immeubles collectifs, dont la date de permis de construire est antérieure au 1° juillet 1997, doivent faire l’objet d’un repérage étendu des matériaux contenant de l’amiante, constat servant de base à l’établissement du Dossier Technique Amiante. |
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| Le Dossier Technique Amiante « mis à jour » en fonction des différents repérages et travaux, est tenu à disposition : | |
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Il est communiqué à toute personne physique ou morale appelée à effectuée des travaux dans l’immeuble ; le propriétaire conserve une attestation écrite de cette communication. Le propriétaire est également tenu de communiquer la fiche récapitulative du Dossier Technique Amiante dans un délai d’un mois à compter de sa date de constitution ou de mise à jour :
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| Le décret 96-98 | |
Le décret 96-98 précise les dispositions à prendre par les travailleurs indépendants et les employeurs lors d’une exposition potentielle des travailleurs aux poussières d’amiante. Les activités qui relèvent de ce décret sont :
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Dans le cadre de cette évaluation des risques, le chef d’établissement est tenu :
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